label EPV

Entreprise du Patrimoine Vivant

Nos pulls sont tricotés à Beaussais-sur-Mer, sur la Côte d’Émeraude, par une équipe de six artisans. Pas dans un bureau d’études : dans un atelier où les machines tournent, où l’on entend la maille se faire, et que l’on peut venir visiter.

En mai 2025, l’État a reconnu ce savoir-faire en nous attribuant le label Entreprise du Patrimoine Vivant, qui distingue les entreprises françaises détentrices d’un savoir-faire rare. Il se renouvelle, il se mérite, et il ne s’achète pas.

Voir nos pulls marins

La maille, d’abord

Un pull marin ne tient pas par son dessin : il tient par sa maille. La nôtre est serrée, dense, montée en jauge 8. C’est ce qui coupe le vent, et c’est ce qui lui donne son poids — de 660 à 780 grammes en taille M selon les modèles, jusqu’à un kilo dans les grandes tailles.

Le fil arrive déjà teint de chez Biella Yarn, à Biella, en Italie, capitale de la laine peignée. Nous ne teignons pas : nous tricotons. Chaque panneau sort de la machine, puis passe entre les mains d’une confectionneuse qui l’assemble, le monte et pose les finitions.

Les pulls en 100 % laine vierge

Six paires de mains

Nous sommes six à l’atelier, et chaque pull passe par plusieurs d’entre nous : le tricotage, le montage à la surjeteuse, le renfort d’épaule, les bords-côtes, la pose de l’étiquette. Puis le contrôle, à la main, pièce par pièce, avant la mise en rayon.

Quand une pièce ne passe pas le contrôle, elle ne part pas à la vente. Elle ne part pas à la benne non plus — voyez plus bas ce qu’elle devient.

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La transmission

En 2019, Lucie et Geoffroy de Pinieux ont repris l’atelier. Leur premier chantier n’a pas été commercial : il a été de former. De jeunes tricoteurs sont entrés à l’atelier et ont appris le métier auprès de celles et ceux qui le tenaient depuis des années.

C’est la seule façon de faire durer un savoir-faire : le transmettre pendant qu’il est encore là. Nous travaillons aussi avec un ESAT pour les broderies et les accessoires personnalisés.

Notre histoire, de 1986 à aujourd’hui

Rien ne se perd

Un panneau de tricot sur lequel une maille a filé ne fera jamais un pull. Longtemps, ces panneaux finissaient à la benne. Aujourd’hui, ils repartent.

Ils prennent la route de la Charente, chez Rondinaud, dernier fabricant de charentaises du département, qui en fait des charentaises pour nous — avec notre maille. D’autres chutes deviennent des housses de bouillotte, des pochettes, des trousses, des bombers. Et nous travaillons avec Gants Mailles pour des gants faits de la même matière.

Chaque pièce est unique, tout simplement parce que les zones parfaites d’un panneau ne sont jamais au même endroit.

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